Accueil Date de création : 11/08/05 / Dernière mise à jour : 14/08/08 13:25 / 2255 articles publiés
 

A propos de McGrady...  posté le vendredi 12 août 2005 08:42

Blog de tmac1 : Tracy McGrady, A propos de McGrady...
Glen "Doc" Rivers (coach à Orlando de 1999 à 2003) : "Il marque des brouettes de points chaque soir. Donne des passes décisives chaque soir. Prend des rebonds chaque soir. Et en plus, il défend sur le meilleur joueur adverse chaque soir. A part faire la vaisselle, je ne vois pas ce qu'il pourrait faire de plus...". Baron Davis (alors meneur des Hornets) : "Il est phénoménal. J'adore le regarder jouer parce que tu sais que tu vas voir des actions incroyables avec lui". Shaquille O'Neal (alors pivot des Lakers) : "Tracy, c'est l'un de mes chouchous. Il n'est pas perso, c'est un bon gars, humble et qui joue dur tout le temps. On se voit souvent quand je passe à Orlando et on est vraiment de bons potes". Darius Miles (alors ailier des Cavs) : "C'est l'un des joueurs les plus dangereux de la ligue. Il possède une panoplie de mouvements incroyables. Dès que tu crois contrôler un de ses moves, il t'en ressort un autre, il a tout un arsenal incontrôlable". Glen "Doc" Rivers : "Avant chaque match, lors du meeting, je demande aux joueurs d'Orlando de me parler de leurs adversaires. Certains me disent que untel a une super main gauche... Tracy, lui, ne dis jamais rien sur personne. Il répond toujours : "Ouais, ce mec est OK mais ce soir il va rien faire !". Il dit ça sérieusement et ça motive tout le monde". Glen Rivers (après une victoire aisée contre les Cavs) : "Tracy était en feu, juste excellent ce soir... Je dis ça souvent non ?". Darius Miles : "On en peut pas le prendre en un contre un". Isiah Thomas (alors patron des Raptors) : "Je ne pensais pas qu'il serais encore disponible. Il peut évoluer sur les trois postes extérieurs. C'est exactement le joueur qu'il nous fallait. Je suis ravi". Kobe Bryant : "Accroches-toi, ton heure viendra !" Vince Carter (après le premier match contre les Knicks lors des playoffs 2000) : "Pourquoi voudriez-vous que je sois surpris? Il a un talent énorme. Il mérite tout ce qui lui arrive. Il mériterait même plus d'attention qu'il n'en reçoit". Julius Erving (légende la Ligue) : "Je pense que Tracy est le joueur du futur". Glen "Doc" Rivers (après sa première saison aux côtés de McGrady) : "Je savais qu'il pouvait scorer, mais pas qu'il shootait si bien !". Obbe Maldonado (un ami d'enfance) : "Regardez ces gars avec leur bande. Tracy est différent. Ce n'est pas demain la veille que vous le verrez claquer pour dix milles dollars de champagne dans une boîte quelconque". Tony Parker (actuel meneur des Spurs) : "Avant le match contre Orlando, je suis tombé sur Tracy McGrady qui arrivait en Lamborghini Murcielago. Ce mec, il est trop sympa ! J'ai discuté avec lui et je lui ai dit que c'était la voiture de mes rêves. Cela n'a pas loupé, il m'a dit de monter. Franchement j'étais comme un gamin". Glen "Doc" Rivers : "Il faudrait que Tracy nous dise quels sont ses autres amis dans l'équipe, car si à chaque fois qu'on transfert ses amis il joue de la sorte, on va réaliser d'autres deals". Michael Jordan (message qu’il a écrit sur la chaussure qu’il a offert à McGrady) : "J’ai apprecié le challenge. Bonne chance et reste en bonne santé". Hull (préparateur physique) : "Un matin, lors d’un entraînement à Auburndale High, il s’était blessé, son sang coulait à flot mais il continuait. Je lui disais qu’il en avait suffisamment fait, mais il m’a rétorqué qu’il finirait son programme. Le Tracy McGrady de Toronto aurait arrêté". Jason Kidd (meneur des Nets) : "C'est un mec talentueux, il peut tou faire". Glen "Doc" Rivers : "Il est incroyable... Il n'a pas eu une très bonne soirée avec son adresse, mais il était présent dans les autres compartiments du jeu, comme au rebond, et il a presque réussi un triple double (26pts, 9reb, 13ass)".
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T-Mac en parole...  posté le vendredi 12 août 2005 08:42

Blog de tmac1 : Tracy McGrady, T-Mac en parole...
"Je me mets au sommet du classement des joueurs les plus complets". (2001-2002). "Je ne vais pas dire que quelqu’un d’autre est meilleur que moi, ce serait stupide". (2001-2002). "Pour être honnête, jusqu’à la fin de la saison dernière, je me suis laissé prendre par une sorte de volonté de prouver que j’étais meilleur que Kobe. Mais je n’en suis plus là. Kobe est le meilleur joueur de la NBA après Shaq, cela ne fait aucun doute. Il a trois bagues pour le prouver. Alors maintenant, je préfère me concentrer sur le succès collectif". (2002-2003). "Je trouve ça dingue que des scouts NBA parlent comme ça d’un joueur de high school. Je sais que je ne vais pas devenir un joueur d’impact en NBA du jour au lendemain, mais je peux être un bon role player. Je suis vraiment impatient de jouer face à Jordan, Pippen ou Penny. Je sais que je vais beaucoup apprendre". (Le jour de sa draft). "Pour la première fois de ma vie, le basket n’était plus un plaisir". (Après sa première saison aux Raptors avec Darrell Walker). "J’ai senti que je n’avais rien à perdre. Je me suis senti libre". (Apres son premier match de playoff face aux Knicks où il claque 25pts, 10reb tandis que son cousin sombre). "Je pense que nous aurions pu jouer ensemble et réussir quelque chose. Mais je n’arrêtais pas d’entendre : il est dans l’ombre de son cousin. Je ne suis dans l’ombre de personne. Je vivais ça en permanence, et en même temps, Orlando me tendait les bras. Il n’avait pas de star et, pour moi, cela revenait à rentrer à la maison. Je ne pouvais pas laisser passer l’ouverture". (Lors de son annonce de son départ de Toronto). "Je ne suis pas le genre de type à se défausser. Je me considère comme le franchise player de cette équipe. C’est à moi de porter l’équipe aussi loin qu’elle pourra aller, de rendre mes coéquipiers meilleurs. Et je ne laisserai pas la frustration prendre le dessus, parce que je sais que j’irai plus loin que le premier tour. Si ce n’est pas cette année, ce sera l’an prochain. J’ai appris à le faire, et je dois m’investir encore d’avantage sur ce plan. C’est mon rôle. Ça devient naturel si on peut dire". (Après l’élimination face aux Hornets lors des playoffs 2002). "Seul Kobe peut me regarder dans les yeux. Lui comme moi, c’est 25 points, 5 passes, 5 rebonds, tous les soirs". (2002-2003). "J’ai commencé plus jeune qu’eux. Vous savez, ça fait peur de voir à quel point je suis bon à mon âge, alors à 25-26 ans…" (Après avoir annoncé qu’il avait passé son été à décortiquer le jeu des anciens). "Je suis déterminé à atteindre mon objectif. En plus, c’est mon boulot et je compte le faire du mieux possible. Je suis passionné par ce sport." (2001-2002). "Cela me semble normal au regard de ce qu’il a fait et apporté à la NBA." (Lorsqu’il a laissé sa place de titulaire à Jordan pour le ASG 2002). "Pour le moment, ce qui m’importe, c’est de savoir si je suis capable d’amener mon équipe en playoff, pas de savoir si je vais terminer meilleur marqueur de la ligue. Je veux savoir ce que nous sommes capables de faire si nous sommes en playoffs. Les récompenses individuelles je m’en fiche. Tant que je n’aurais pas une bague sur mon doigt, je ne changerais jamais d’avis". (Lors de la saison 2002-2003 où Kobe Bryant allignait les gros cartons pour rattraper McGrady dans la course au titre de meilleur scoreur de la Ligue). "Jordan a mis aux Nets 43pts à 40 ans, c’est plus impressionnant que ma performance." (Après son triple double face aux Nets).
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La Fin du Grand Sommeil (5 Majeur, Mars 2003).  posté le vendredi 12 août 2005 19:11

Blog de tmac1 : Tracy McGrady, La Fin du Grand Sommeil (5 Majeur, Mars 2003).
On l'a longtemps surnommé "Big Sleep", le grand sommeil, en raison de son amour immodéré pour les grasses matinées. Depuis quelque mois pourtant, Tracy McGrady, meilleur marqueur de la saison en cours enchaîne les nuits blanches sur les parquets de la NBA. 30pts pat match, ce n'est pas rien. La preuve, il est le seul dans ce cas. Il tient à préciser : "Si je dormais autant à Toronto, c'est qu'il n'y avait rien d'autre à faire. Il faisait tellement froid dehors que mes mauvaises habitudes ont repris le dessus. Je ne veux pas avoir l'air d'une gonzesse, mais j'ai été heureux d'avoir eu l'opportunité de retourner en Floride. C'est là que j'ai grandi. C'est ma maison". Le "Big Sleep" ne fait jamais rien comme les autres. D'abord, il se tient différemment. Quelle dégaine ! Ses 203 centimètres semblent flotter dans l'air sans colonne vertébrale, sans réelles attaches. McGrady est une liane, une silhouette qui ne semble jamais réellement concerné par ce qui l'entoure. Même les soirs de matchs. "Son body language (language corporel) est trompeur", juge Rivers, son coach à Orlando. "Surtout pour l'adversaire. On le regarde et on pense qu'il n'est pas dans le match. Et puis, on analyse la feuille de stats après la rencontre et on réalise qu'il a marqué 38pts et pris 10 rebonds. On se trompe vraiment si on croit qu'il n'est pas prêt à se donner à fond chaque soir. C'est un compétiteur incroyable. Mais sur son visage, il y a toujours la même expression : celle d'un mec qui se balade dans un parc". Ainsi naît la légende. La star d'Orlando, anesthésié durant ses premières saisons par le voisinage de son cousin, Vince Carter, et par le climat canadien, montre chaque jour un peu plus l'incroyable variété de son répertoire. A 23 ans, il est devenu, avec Kobe Bryant, le joueur le plus mature, le plus consistant et le plus brillant de la nouvelle génération. "A Toronto, le coach (NDLR:Darrell Walker) m'avait dit un jour que je n'étais qu'un fainéant et que ma carrière ne durerait pas plus de trois ans. Heureusement, je ne suis pas rentré dans son jeu. Concentration, travail, patience : c'était ma devise". Une devise payante. On se souvient qu'au mois d'août 2000, cédant aux exigences de McGrady, les Raptors n'avaient pas eu d'autre choix que de le laisser partir. En atterissant en Floride, il signa l'un des plus beau contrat de l'histoire du basket (le maximum autorisé par les réglements NBA), soit 93 millions de dollars sur sept ans. L'avenir de ce magnifique basketteur est désormais assuré. Au niveau financier, bien sûr (il touchera, en plus de son salaire, une somme de plus de 100 millions de dollars durant sa carrière grâce à l'équipementier Adidas) mais aussi et surtout au niveau sportif. Ses stats depuis le début de la saison disent, point par point, qu'il est désormais, un joueur incontournable : pour ses adversaires comme pour les livres de records. Quelques chiffres : personne ne marque autant que lui depuis novembre dernier (30.8pts par rencontre à la mi-février). Une réalité capitale relayée par d'autres stats. Au total, McGrady émarque dans le Top 5 de la NBA dans quatorze catégories différentes. Ses faits d'arme depusi le début de saison : 47pts contre Milwaukee, le 2 novembre; 50 minutes jouées face à Indiana, le 10 janvier; 11 passes décisives contre Phoënix, le 24 janvier; 18 lancers francs le 25 décembre contre Detroit. Magique ou bouillant, au choix, il est durant certyaines périodes totalement indéfendable. Il est aussi devenu le cinquième joueur depuis 1991 à marquer au moins 30pts lors de huit rencontres consécutives. Pas étonnant que le lascar est été élu dans le cinq de départ de la Conf Est pour le All-Star-Game ! "C'est incroyable le boulot qu'il abat", se réjouit Doc Rivers. "Il marque des brouettes de points chaque soir. Donne des passes décisives chaque soir. Prend des rebonds chaque soir. Et en plus, il défend sur le meilleur joueur adverse chaque soir. A part faire la vaisselle, je ne vois pas ce qu'il pourrait faire de plus...". S'essayer à d'autres sports peut-être ! McGrady, comme Michael Jordan avant lui, ne desespère pas de se reconvertir un jour sur terraiins de baseball. "C'est réellement un rêve pour moi", affirmait-il récemment. "J'espère que je pourrais gagner un titre ou deux et ensuite quitter les parquets. Je crois que j'ai toutes les qualités de bons pitchers (les lanceurs). Il faut simplement que je sois coaché un petit peu...". Sous l'uniforme du Magic, le meilleur marqueur du championnat a la chance d'être entre de bonnes mains : Doc Rivers est nouveau dans le business, mais il a visité chaque aspect de la galaxie NBA.Entre l'ancien point guard, qui a longtemps joué à Atlanta avant de conclure sa carrière à New York et San Antonio, et la nouvelle terreur du championnat, l'osmose est totale. Quel dommage que ce duo ne puisse compter sur un supporting cast plus consistant. Ne parlons pas de Grant Hill : sujet qui fâche au plus haut point. Constatons simplement que les dirigeants d'Orlando n'ont pas réussi, pour l'heure, à installer une rotation réellement compétitive au service de McGrady. Du coup, le Magic devra cravacher dur et dur et dur pour espérer décrocher une qualification en palyoffs synonyme -selon toute vraisemblance- d'une fessée au premier tour contre un caïd de l'Est. Question : un joueur du calibre de McGrady peut-il se contenter d'aussi peu ? John Gabriel, le general manager du club floridien, botte en touche lorsqu'on lui demande de donner un avis sur la star de sa boutique : "Il prend les choses comme elles viennent. Il ne marche pas différemment, ne s'habille pas différemment. Il est toujours le même "vieux" type qui est clairement un des meilleurs joueurs de cette ligue. Le respect qu'il manifeste envers les autres -personnel, coéquipiers, fans- est remarquable". Difficile, on aura compris, de dégoter une voix discordante dans ce concert unanimiste. C'est que l'animal de Floride ne fait pas dans le sporadique, dans le 'une fois de temps en temps'. Sa constance, sa facilité à conduire son embarcation et à assumer son job de franshise player en font une perle rare. Trop rare ? Pas pour sa petite fille. McGrady et sa fiancée ont agrandi le cercle familial au mois de janvier. "Plus de Big Sleep" constate le basketteur. "Désormais, j'ai une petite fille qui me réveille et met une croix sur les grasses matinées". Et l'obliger à penser à l'avenir. Un avenir que l'on souhaite rythmé par les nuits blanches qui suivent les grandes victoires.
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McGrady et les quarante points (L'Equipe, Mai 2003).  posté le vendredi 12 août 2005 20:14

Blog de tmac1 : Tracy McGrady, McGrady et les quarante points (L'Equipe, Mai 2003).
Meilleur marqueur de la saison régulière avec Orlando, auteur de deux cartons lors de ses premiers matches de play-offs face à Detroit, Tracy McGrady s'est affirmé sans faire de bruit comme le meilleur ailier pur de la NBA. Parti pour inscrire plus de 40 points par match en play-offs, son jeune âge - presque 24 ans - devrait lui permettre de battre nombre de records. 1. Un talent phénoménal « Easy ». Tracy McGrady est considéré aujourd'hui comme le scoreur le plus facile de la NBA. Il ne donne que très rarement l'impression de forcer. Contrairement à Kobe Bryant, il a davantage tendance à éviter ses adversaires, grâce à des mouvements fluides et précis, qu'à les provoquer et à devoir terminer ses actions par une arabesque risquée. De même, sa taille (2,03 m), correcte pour un extérieur, lui évite les difficultés propres à un Allen Iverson, malin, agile, mais sujet aux coups et aux contacts (1,81 m, 73 kilos). T-Mac peut tout à fait inscrire quarante points par match sans donner la pression de « bouffer » la balle. Bien au contraire. La finesse de son premier pas, sa vision des intervalles et la puissance dégagée par son pied d'appui lui permettent de rendre les dunks évidents et donc de limiter les prises de risque (plus de 45 % de réussite sur ses quatre dernières saisons). Lors des deux premiers matches du premier tour, contre Detroit, McGrady a inscrit 43 et 46 points à plus de 50 %. Et rien ne dit qu'il doive s'arrêter là. 2. Un monstre statistique. Alors, quarante points par match en saison régulière, mission impossible ? A la vitesse et avec la régularité à laquelle il progresse, il faudrait plutôt dire « pourquoi pas ? » Jugez plutôt : 7 pts de moyenne lors de sa saison rookie (1997-98), 15,4 pts deux ans plus tard (1999-2000), 26,8 pts l'année suivante (2000-2001) et enfin 32,1 pts cette saison, la première avec le titre de meilleur marqueur de la saison régulière, obtenu au détriment de Kobe Bryant (2e, 30 pts) et Allen Iverson (3e, 27,6 pts). Et dire qu'il n'a que 23 ans ! Dans l'histoire de la NBA, un seul joueur a dépassé cette barre mythique des 40 points par match. Il s'agit du regretté Wilt Chamberlain, auteur de deux saisons d'anthologie à 50,4 pts (1961-1962) et 44,8 pts de moyenne (1962-1963). Wilt « l'échassier » disposait d'un physique hors-norme (2,16 m, 125 kilos) pour son époque, mélange de taille, vitesse et puissance. McGrady ne peut, lui, s'appuyer sur son physique (95 kilos) pour dominer. C'est un ailier comme il en existe tant d'autres, avec juste une explosivité et un timing parfaits. 3. Une équipe défaillante. Mais finalement, quarante points par match, n'est-ce pas un mauvais signe ? Malgré sa facilité balle en mains, Tracy McGrady ne pourra rester invariablement à son meilleur niveau sans disposer d'équipiers capables de desserrer les prises à deux et les défenses particulières destinées à limiter son impact. On ne peut pas dire que ce soit le cas actuellement au Magic. Grant Hill, l'autre star de l'équipe, est éternellement blessé et les deux autres meilleurs scoreurs, Drew Gooden et Gordan Giricek, sont encore des rookies. McGrady n'avait sûrement pas imaginé tomber dans cette galère lorsqu'il décida, au bout de sa troisième et dernière année de contrat avec Toronto, l'équipe de ses débuts, de s'envoler pour Orlando. Il rejoignait alors une équipe ambitieuse. Mais trois ans plus tard, entre les blessures de Grant Hill et l'incapacité des dirigeants floridiens à séduire un intérieur de gros calibre, T-Mac se retrouve tout seul, loin de son cousin Vince Carter, un proche trop encombrant au Canada mais qui lui rendrait bien des services aujourd'hui.
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62 Points pour T-Mac (Basketnews, Mars 2004).  posté le vendredi 12 août 2005 21:05

Blog de tmac1 : Tracy McGrady, 62 Points pour T-Mac (Basketnews, Mars 2004).
Le match opposant Wizards et Magic au TD Waterhouse d'Orlando ce 10 mars ne présentait, a priori, qu'un interêt mineur. En effet, aucune des deux équipes n'était plus en course pour les playoffs depuis plusieurs semaines déjà. Mais ce soir-là, Tracy McGrady avait décidé de s'amuser. A la pause, il comptait déjà 34 points. Avec près de 8 minutes à jouer dans le troisième quart-temps, il passait ses 40e et 41e points, ce qui représentait alors 63% du total des points de son équipe. T-Mac allait terminer avec 62 points, 10 rebonds et 5 passes décisives en 46 minutes, réussissant 20 de ses 37 tirs, tandis qu'Orlando s'imposait sans frayeur (108-99). Il aurait même pu gonfler encore davantage l'addition et passer aisément la barre des 70 points s'il n'avait pas manqué 10 de ses 11 dernières tentatives (19 sur 26 à la fin du troisième quart-temps). "Ce n'est pas que j'étais fatigué", expliquait-il ensuite, "je suis resté frais tout le match. C'est juste que, quand vous savez que vous êtes sur le point d'établir un nouveau record, à la fois pour votre carrière et pour le club, ça commence à gamberger. J'ai commencé à y penser et c'est pourquoi je me suis mis à rater des lancers-francs, des jump-shots et même des lay-ups". Quoiqu'il en soit, McGrady a réalisé à cette occasion le plus beau carton offensif que la NBA ait vu depuis une décennie. Il fallait ainsi remonter aux 71 points de David Robinson, contre les Clippers le 2 avril 1994, pour retrouver trace d'un total supérieur -mais on se souviendra que D-Rob avant été gaver de tickets shoots par ses partenaires qui tenaient absolument à ce qu'il passe devant Shaquille O'Neal dans la course au titre de meilleur marqueur de l'année-. Pour parvenir à ses fins, l'arrière du Magic aura débalé toute sa panoplie offensive : de fadeaways en pénétrations, de reverse lay-ups en tirs à trois points déséquilibrés, bref, un véritable récital qui renforçait à la fois sa position en tête du classement des marqueurs et sa position parmi les meilleurs joueurs de la planète. "Cela ne représente pas tant que ça pour moi car nous n'iront pas en playoffs", nuançait-il tout de même, alors qu'il s'était plaint, le matin même, de douleurs au genou. "J'ai vu pas mal de trous dans leur défense. Quand je suis dans cet état d'esprit et que j'ai des sensations, vous êtes à ma merci, quelque soit la défense que vous me proposez". McGrady détenait déjà le record de points inscrits cette saison avec 51 points et s'est promis de passer la barre des 70 points avant de prendre sa retraite. Par ailleurs, T-Mac est désormais entré dans un club très fermé, puisqu'il n'est que le onzième joueur de l'histoire de la NBA à avoir inscrit au moins 62 points dans un match. Sur les dix autres, huit sont déjà au Hall Of Fame (Wilt Chamberlain, David Thompson, Elgin Baylor, Pete Maravich, Rick Barry, George Gervin, Jerry West et Joe Fulks) et les deux derniers (Michael Jordan et David Robinson) devraient pas tarder à y faire leur entrée. Voilà qui est de bon augure pour l'avenir...
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