Glen "Doc" Rivers (coach à Orlando de 1999 à
2003) : "Il marque des brouettes de points chaque soir. Donne
des passes décisives chaque soir. Prend des rebonds chaque
soir. Et en plus, il défend sur le meilleur joueur adverse
chaque soir. A part faire la vaisselle, je ne vois pas ce qu'il
pourrait faire de plus...". Baron Davis (alors meneur
des Hornets) : "Il est phénoménal. J'adore le
regarder jouer parce que tu sais que tu vas voir des actions
incroyables avec lui". Shaquille O'Neal (alors pivot
des Lakers) : "Tracy, c'est l'un de mes chouchous. Il n'est pas
perso, c'est un bon gars, humble et qui joue dur tout le temps. On
se voit souvent quand je passe à Orlando et on est vraiment
de bons potes". Darius Miles (alors ailier des Cavs) :
"C'est l'un des joueurs les plus dangereux de la ligue. Il
possède une panoplie de mouvements incroyables. Dès
que tu crois contrôler un de ses moves, il t'en ressort un
autre, il a tout un arsenal incontrôlable". Glen
"Doc" Rivers : "Avant chaque match, lors du meeting, je
demande aux joueurs d'Orlando de me parler de leurs adversaires.
Certains me disent que untel a une super main gauche... Tracy, lui,
ne dis jamais rien sur personne. Il répond toujours :
"Ouais, ce mec est OK mais ce soir il va rien faire !". Il dit
ça sérieusement et ça motive tout le
monde". Glen Rivers (après une victoire
aisée contre les Cavs) : "Tracy était en feu,
juste excellent ce soir... Je dis ça souvent non ?".
Darius Miles : "On en peut pas le prendre en un contre
un". Isiah Thomas (alors patron des Raptors) : "Je
ne pensais pas qu'il serais encore disponible. Il peut
évoluer sur les trois postes extérieurs. C'est
exactement le joueur qu'il nous fallait. Je suis ravi".
Kobe Bryant : "Accroches-toi, ton heure viendra !"
Vince Carter (après le premier match contre les
Knicks lors des playoffs 2000) : "Pourquoi voudriez-vous que je
sois surpris? Il a un talent énorme. Il mérite tout
ce qui lui arrive. Il mériterait même plus d'attention
qu'il n'en reçoit". Julius Erving
(légende la Ligue) : "Je pense que Tracy est le joueur
du futur". Glen "Doc" Rivers (après sa
première saison aux côtés de McGrady) : "Je
savais qu'il pouvait scorer, mais pas qu'il shootait si bien
!". Obbe Maldonado (un ami d'enfance) : "Regardez
ces gars avec leur bande. Tracy est différent. Ce n'est pas
demain la veille que vous le verrez claquer pour dix milles dollars
de champagne dans une boîte quelconque". Tony
Parker (actuel meneur des Spurs) : "Avant le match contre
Orlando, je suis tombé sur Tracy McGrady qui arrivait en
Lamborghini Murcielago. Ce mec, il est trop sympa ! J'ai
discuté avec lui et je lui ai dit que c'était la
voiture de mes rêves. Cela n'a pas loupé, il m'a dit
de monter. Franchement j'étais comme un gamin". Glen
"Doc" Rivers : "Il faudrait que Tracy nous dise quels sont
ses autres amis dans l'équipe, car si à chaque fois
qu'on transfert ses amis il joue de la sorte, on va réaliser
d'autres deals". Michael Jordan (message qu’il a
écrit sur la chaussure qu’il a offert à
McGrady) : "J’ai apprecié le challenge. Bonne
chance et reste en bonne santé". Hull
(préparateur physique) : "Un matin, lors d’un
entraînement à Auburndale High, il
s’était blessé, son sang coulait à flot
mais il continuait. Je lui disais qu’il en avait suffisamment
fait, mais il m’a rétorqué qu’il finirait
son programme. Le Tracy McGrady de Toronto aurait
arrêté". Jason Kidd (meneur des Nets) :
"C'est un mec talentueux, il peut tou faire". Glen
"Doc" Rivers : "Il est incroyable... Il n'a pas eu une
très bonne soirée avec son adresse, mais il
était présent dans les autres compartiments du jeu,
comme au rebond, et il a presque réussi un triple double
(26pts, 9reb, 13ass)".
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Date de création : 11/08/05 / Dernière mise à jour : 14/08/08 13:25 / 2255 articles publiés
A propos de McGrady... posté le vendredi 12 août 2005 08:42
T-Mac en parole... posté le vendredi 12 août 2005 08:42
"Je me mets au sommet du classement des joueurs les plus
complets". (2001-2002). "Je ne vais pas dire que
quelqu’un d’autre est meilleur que moi, ce serait
stupide". (2001-2002). "Pour être honnête,
jusqu’à la fin de la saison dernière, je me
suis laissé prendre par une sorte de volonté de
prouver que j’étais meilleur que Kobe. Mais je
n’en suis plus là. Kobe est le meilleur joueur de la
NBA après Shaq, cela ne fait aucun doute. Il a trois bagues
pour le prouver. Alors maintenant, je préfère me
concentrer sur le succès collectif". (2002-2003).
"Je trouve ça dingue que des scouts NBA parlent comme
ça d’un joueur de high school. Je sais que je ne vais
pas devenir un joueur d’impact en NBA du jour au lendemain,
mais je peux être un bon role player. Je suis vraiment
impatient de jouer face à Jordan, Pippen ou Penny. Je sais
que je vais beaucoup apprendre". (Le jour de sa draft).
"Pour la première fois de ma vie, le basket
n’était plus un plaisir". (Après sa
première saison aux Raptors avec Darrell Walker).
"J’ai senti que je n’avais rien à perdre. Je
me suis senti libre". (Apres son premier match de playoff face
aux Knicks où il claque 25pts, 10reb tandis que son cousin
sombre). "Je pense que nous aurions pu jouer ensemble et
réussir quelque chose. Mais je n’arrêtais pas
d’entendre : il est dans l’ombre de son cousin. Je ne
suis dans l’ombre de personne. Je vivais ça en
permanence, et en même temps, Orlando me tendait les bras. Il
n’avait pas de star et, pour moi, cela revenait à
rentrer à la maison. Je ne pouvais pas laisser passer
l’ouverture". (Lors de son annonce de son départ
de Toronto). "Je ne suis pas le genre de type à se
défausser. Je me considère comme le franchise player
de cette équipe. C’est à moi de porter
l’équipe aussi loin qu’elle pourra aller, de
rendre mes coéquipiers meilleurs. Et je ne laisserai pas la
frustration prendre le dessus, parce que je sais que j’irai
plus loin que le premier tour. Si ce n’est pas cette
année, ce sera l’an prochain. J’ai appris
à le faire, et je dois m’investir encore
d’avantage sur ce plan. C’est mon rôle. Ça
devient naturel si on peut dire". (Après
l’élimination face aux Hornets lors des playoffs
2002). "Seul Kobe peut me regarder dans les yeux. Lui comme
moi, c’est 25 points, 5 passes, 5 rebonds, tous les
soirs". (2002-2003). "J’ai commencé plus
jeune qu’eux. Vous savez, ça fait peur de voir
à quel point je suis bon à mon âge, alors
à 25-26 ans…" (Après avoir annoncé
qu’il avait passé son été à
décortiquer le jeu des anciens). "Je suis
déterminé à atteindre mon objectif. En plus,
c’est mon boulot et je compte le faire du mieux possible. Je
suis passionné par ce sport." (2001-2002). "Cela me
semble normal au regard de ce qu’il a fait et apporté
à la NBA." (Lorsqu’il a laissé sa place de
titulaire à Jordan pour le ASG 2002). "Pour le moment,
ce qui m’importe, c’est de savoir si je suis capable
d’amener mon équipe en playoff, pas de savoir si je
vais terminer meilleur marqueur de la ligue. Je veux savoir ce que
nous sommes capables de faire si nous sommes en playoffs. Les
récompenses individuelles je m’en fiche. Tant que je
n’aurais pas une bague sur mon doigt, je ne changerais jamais
d’avis". (Lors de la saison 2002-2003 où Kobe
Bryant allignait les gros cartons pour rattraper McGrady dans la
course au titre de meilleur scoreur de la Ligue). "Jordan a mis
aux Nets 43pts à 40 ans, c’est plus impressionnant que
ma performance." (Après son triple double face aux
Nets).
La Fin du Grand Sommeil (5 Majeur, Mars 2003). posté le vendredi 12 août 2005 19:11
On l'a longtemps surnommé "Big
Sleep", le grand sommeil, en raison de son amour
immodéré pour les grasses matinées. Depuis
quelque mois pourtant, Tracy McGrady, meilleur marqueur de la
saison en cours enchaîne les nuits blanches sur les parquets
de la NBA. 30pts pat match, ce n'est pas rien. La preuve, il est le
seul dans ce cas. Il tient à préciser : "Si je
dormais autant à Toronto, c'est qu'il n'y avait rien d'autre
à faire. Il faisait tellement froid dehors que mes mauvaises
habitudes ont repris le dessus. Je ne veux pas avoir l'air d'une
gonzesse, mais j'ai été heureux d'avoir eu
l'opportunité de retourner en Floride. C'est là que
j'ai grandi. C'est ma maison". Le "Big Sleep" ne fait jamais
rien comme les autres. D'abord, il se tient différemment.
Quelle dégaine ! Ses 203 centimètres semblent flotter
dans l'air sans colonne vertébrale, sans réelles
attaches. McGrady est une liane, une silhouette qui ne semble
jamais réellement concerné par ce qui l'entoure.
Même les soirs de matchs. "Son body language (language
corporel) est trompeur", juge Rivers, son coach à
Orlando. "Surtout pour l'adversaire. On le regarde et on pense
qu'il n'est pas dans le match. Et puis, on analyse la feuille de
stats après la rencontre et on réalise qu'il a
marqué 38pts et pris 10 rebonds. On se trompe vraiment si on
croit qu'il n'est pas prêt à se donner à fond
chaque soir. C'est un compétiteur incroyable. Mais sur son
visage, il y a toujours la même expression : celle d'un mec
qui se balade dans un parc". Ainsi naît la
légende. La star d'Orlando, anesthésié durant
ses premières saisons par le voisinage de son cousin, Vince
Carter, et par le climat canadien, montre chaque jour un peu plus
l'incroyable variété de son répertoire. A 23
ans, il est devenu, avec Kobe Bryant, le joueur le plus mature, le
plus consistant et le plus brillant de la nouvelle
génération. "A Toronto, le coach (NDLR:Darrell
Walker) m'avait dit un jour que je n'étais qu'un
fainéant et que ma carrière ne durerait pas plus de
trois ans. Heureusement, je ne suis pas rentré dans son jeu.
Concentration, travail, patience : c'était ma devise".
Une devise payante. On se souvient qu'au mois d'août 2000,
cédant aux exigences de McGrady, les Raptors n'avaient pas
eu d'autre choix que de le laisser partir. En atterissant en
Floride, il signa l'un des plus beau contrat de l'histoire du
basket (le maximum autorisé par les réglements NBA),
soit 93 millions de dollars sur sept ans. L'avenir de ce magnifique
basketteur est désormais assuré. Au niveau financier,
bien sûr (il touchera, en plus de son salaire, une somme de
plus de 100 millions de dollars durant sa carrière
grâce à l'équipementier Adidas) mais aussi et
surtout au niveau sportif. Ses stats depuis le début de la
saison disent, point par point, qu'il est désormais, un
joueur incontournable : pour ses adversaires comme pour les livres
de records. Quelques chiffres : personne ne marque autant que lui
depuis novembre dernier (30.8pts par rencontre à la
mi-février). Une réalité capitale
relayée par d'autres stats. Au total, McGrady émarque
dans le Top 5 de la NBA dans quatorze catégories
différentes. Ses faits d'arme depusi le début de
saison : 47pts contre Milwaukee, le 2 novembre; 50 minutes
jouées face à Indiana, le 10 janvier; 11 passes
décisives contre Phoënix, le 24 janvier; 18 lancers
francs le 25 décembre contre Detroit. Magique ou bouillant,
au choix, il est durant certyaines périodes totalement
indéfendable. Il est aussi devenu le cinquième joueur
depuis 1991 à marquer au moins 30pts lors de huit rencontres
consécutives. Pas étonnant que le lascar est
été élu dans le cinq de départ de la
Conf Est pour le All-Star-Game ! "C'est incroyable le boulot
qu'il abat", se réjouit Doc Rivers. "Il marque des
brouettes de points chaque soir. Donne des passes décisives
chaque soir. Prend des rebonds chaque soir. Et en plus, il
défend sur le meilleur joueur adverse chaque soir. A part
faire la vaisselle, je ne vois pas ce qu'il pourrait faire de
plus...". S'essayer à d'autres sports peut-être !
McGrady, comme Michael Jordan avant lui, ne desespère pas de
se reconvertir un jour sur terraiins de baseball. "C'est
réellement un rêve pour moi", affirmait-il
récemment. "J'espère que je pourrais gagner un
titre ou deux et ensuite quitter les parquets. Je crois que j'ai
toutes les qualités de bons pitchers (les lanceurs). Il faut
simplement que je sois coaché un petit peu...". Sous
l'uniforme du Magic, le meilleur marqueur du championnat a la
chance d'être entre de bonnes mains : Doc Rivers est nouveau
dans le business, mais il a visité chaque aspect de la
galaxie NBA.Entre l'ancien point guard, qui a longtemps joué
à Atlanta avant de conclure sa carrière à New
York et San Antonio, et la nouvelle terreur du championnat,
l'osmose est totale. Quel dommage que ce duo ne puisse compter sur
un supporting cast plus consistant. Ne parlons pas de Grant Hill :
sujet qui fâche au plus haut point. Constatons simplement que
les dirigeants d'Orlando n'ont pas réussi, pour l'heure,
à installer une rotation réellement
compétitive au service de McGrady. Du coup, le Magic devra
cravacher dur et dur et dur pour espérer décrocher
une qualification en palyoffs synonyme -selon toute vraisemblance-
d'une fessée au premier tour contre un caïd de l'Est.
Question : un joueur du calibre de McGrady peut-il se contenter
d'aussi peu ? John Gabriel, le general manager du club floridien,
botte en touche lorsqu'on lui demande de donner un avis sur la star
de sa boutique : "Il prend les choses comme elles viennent. Il
ne marche pas différemment, ne s'habille pas
différemment. Il est toujours le même "vieux" type qui
est clairement un des meilleurs joueurs de cette ligue. Le respect
qu'il manifeste envers les autres -personnel, coéquipiers,
fans- est remarquable". Difficile, on aura compris, de
dégoter une voix discordante dans ce concert unanimiste.
C'est que l'animal de Floride ne fait pas dans le sporadique, dans
le 'une fois de temps en temps'. Sa constance, sa facilité
à conduire son embarcation et à assumer son job de
franshise player en font une perle rare. Trop rare ? Pas pour sa
petite fille. McGrady et sa fiancée ont agrandi le cercle
familial au mois de janvier. "Plus de Big Sleep" constate
le basketteur. "Désormais, j'ai une petite fille qui me
réveille et met une croix sur les grasses
matinées". Et l'obliger à penser à
l'avenir. Un avenir que l'on souhaite rythmé par les nuits
blanches qui suivent les grandes victoires.
McGrady et les quarante points (L'Equipe, Mai 2003). posté le vendredi 12 août 2005 20:14
Meilleur marqueur de la saison
régulière avec Orlando, auteur de deux cartons lors
de ses premiers matches de play-offs face à Detroit, Tracy
McGrady s'est affirmé sans faire de bruit comme le meilleur
ailier pur de la NBA. Parti pour inscrire plus de 40 points par
match en play-offs, son jeune âge - presque 24 ans - devrait
lui permettre de battre nombre de records. 1. Un talent
phénoménal « Easy ». Tracy McGrady est
considéré aujourd'hui comme le scoreur le plus facile
de la NBA. Il ne donne que très rarement l'impression de
forcer. Contrairement à Kobe Bryant, il a davantage tendance
à éviter ses adversaires, grâce à des
mouvements fluides et précis, qu'à les provoquer et
à devoir terminer ses actions par une arabesque
risquée. De même, sa taille (2,03 m), correcte pour un
extérieur, lui évite les difficultés propres
à un Allen Iverson, malin, agile, mais sujet aux coups et
aux contacts (1,81 m, 73 kilos). T-Mac peut tout à fait
inscrire quarante points par match sans donner la pression de
« bouffer » la balle. Bien au contraire. La finesse de
son premier pas, sa vision des intervalles et la puissance
dégagée par son pied d'appui lui permettent de rendre
les dunks évidents et donc de limiter les prises de risque
(plus de 45 % de réussite sur ses quatre dernières
saisons). Lors des deux premiers matches du premier tour, contre
Detroit, McGrady a inscrit 43 et 46 points à plus de 50 %.
Et rien ne dit qu'il doive s'arrêter là. 2. Un monstre
statistique. Alors, quarante points par match en saison
régulière, mission impossible ? A la vitesse et avec
la régularité à laquelle il progresse, il
faudrait plutôt dire « pourquoi pas ? » Jugez
plutôt : 7 pts de moyenne lors de sa saison rookie (1997-98),
15,4 pts deux ans plus tard (1999-2000), 26,8 pts l'année
suivante (2000-2001) et enfin 32,1 pts cette saison, la
première avec le titre de meilleur marqueur de la saison
régulière, obtenu au détriment de Kobe Bryant
(2e, 30 pts) et Allen Iverson (3e, 27,6 pts). Et dire qu'il n'a que
23 ans ! Dans l'histoire de la NBA, un seul joueur a
dépassé cette barre mythique des 40 points par match.
Il s'agit du regretté Wilt Chamberlain, auteur de deux
saisons d'anthologie à 50,4 pts (1961-1962) et 44,8 pts de
moyenne (1962-1963). Wilt « l'échassier »
disposait d'un physique hors-norme (2,16 m, 125 kilos) pour son
époque, mélange de taille, vitesse et puissance.
McGrady ne peut, lui, s'appuyer sur son physique (95 kilos) pour
dominer. C'est un ailier comme il en existe tant d'autres, avec
juste une explosivité et un timing parfaits. 3. Une
équipe défaillante. Mais finalement, quarante points
par match, n'est-ce pas un mauvais signe ? Malgré sa
facilité balle en mains, Tracy McGrady ne pourra rester
invariablement à son meilleur niveau sans disposer
d'équipiers capables de desserrer les prises à deux
et les défenses particulières destinées
à limiter son impact. On ne peut pas dire que ce soit le cas
actuellement au Magic. Grant Hill, l'autre star de l'équipe,
est éternellement blessé et les deux autres meilleurs
scoreurs, Drew Gooden et Gordan Giricek, sont encore des rookies.
McGrady n'avait sûrement pas imaginé tomber dans cette
galère lorsqu'il décida, au bout de sa
troisième et dernière année de contrat avec
Toronto, l'équipe de ses débuts, de s'envoler pour
Orlando. Il rejoignait alors une équipe ambitieuse. Mais
trois ans plus tard, entre les blessures de Grant Hill et
l'incapacité des dirigeants floridiens à
séduire un intérieur de gros calibre, T-Mac se
retrouve tout seul, loin de son cousin Vince Carter, un proche trop
encombrant au Canada mais qui lui rendrait bien des services
aujourd'hui.
62 Points pour T-Mac (Basketnews, Mars 2004). posté le vendredi 12 août 2005 21:05
Le match opposant Wizards et Magic au
TD Waterhouse d'Orlando ce 10 mars ne présentait, a priori,
qu'un interêt mineur. En effet, aucune des deux
équipes n'était plus en course pour les playoffs
depuis plusieurs semaines déjà. Mais ce
soir-là, Tracy McGrady avait décidé de
s'amuser. A la pause, il comptait déjà 34 points.
Avec près de 8 minutes à jouer dans le
troisième quart-temps, il passait ses 40e et 41e points, ce
qui représentait alors 63% du total des points de son
équipe. T-Mac allait terminer avec 62 points, 10 rebonds et
5 passes décisives en 46 minutes, réussissant 20 de
ses 37 tirs, tandis qu'Orlando s'imposait sans frayeur (108-99). Il
aurait même pu gonfler encore davantage l'addition et passer
aisément la barre des 70 points s'il n'avait pas
manqué 10 de ses 11 dernières tentatives (19 sur 26
à la fin du troisième quart-temps). "Ce n'est pas
que j'étais fatigué", expliquait-il ensuite,
"je suis resté frais tout le match. C'est juste que,
quand vous savez que vous êtes sur le point d'établir
un nouveau record, à la fois pour votre carrière et
pour le club, ça commence à gamberger. J'ai
commencé à y penser et c'est pourquoi je me suis mis
à rater des lancers-francs, des jump-shots et même des
lay-ups". Quoiqu'il en soit, McGrady a réalisé
à cette occasion le plus beau carton offensif que la NBA ait
vu depuis une décennie. Il fallait ainsi remonter aux 71
points de David Robinson, contre les Clippers le 2 avril 1994, pour
retrouver trace d'un total supérieur -mais on se souviendra
que D-Rob avant été gaver de tickets shoots par ses
partenaires qui tenaient absolument à ce qu'il passe devant
Shaquille O'Neal dans la course au titre de meilleur marqueur de
l'année-. Pour parvenir à ses fins, l'arrière
du Magic aura débalé toute sa panoplie offensive : de
fadeaways en pénétrations, de reverse lay-ups en tirs
à trois points déséquilibrés, bref, un
véritable récital qui renforçait à la
fois sa position en tête du classement des marqueurs et sa
position parmi les meilleurs joueurs de la planète.
"Cela ne représente pas tant que ça pour moi car
nous n'iront pas en playoffs", nuançait-il tout de
même, alors qu'il s'était plaint, le matin même,
de douleurs au genou. "J'ai vu pas mal de trous dans leur
défense. Quand je suis dans cet état d'esprit et que
j'ai des sensations, vous êtes à ma merci, quelque
soit la défense que vous me proposez". McGrady
détenait déjà le record de points inscrits
cette saison avec 51 points et s'est promis de passer la barre des
70 points avant de prendre sa retraite. Par ailleurs, T-Mac est
désormais entré dans un club très
fermé, puisqu'il n'est que le onzième joueur de
l'histoire de la NBA à avoir inscrit au moins 62 points dans
un match. Sur les dix autres, huit sont déjà au Hall
Of Fame (Wilt Chamberlain, David Thompson, Elgin Baylor, Pete
Maravich, Rick Barry, George Gervin, Jerry West et Joe Fulks) et
les deux derniers (Michael Jordan et David Robinson) devraient pas
tarder à y faire leur entrée. Voilà qui est de
bon augure pour l'avenir...






